REFORME DE L’ENSEIGNEMENT
 
La réforme des études d’architecture entre cette année en application. Fondée sur les recommandations du recteur Frémont, elle est issue des propositions des enseignants et des étudiants et d’une collaboration étroite avec le Ministère de l’éducation nationale, de la recherche et de la technologie.
Ses acquis sont historiques. Je les crois capables de donner aux écoles la vitalité qui leur permettra de répondre aux mutations de la société et à ses attentes, aux aspirations des étudiants et aux projets des équipes administratives et des enseignants.
 
   Catherine Trautmann,
    Ministre de la culture et de la communication
    Septembre 1997

Cette réforme répond à une triple ambition :

-améliorer la formation par une réorganisation des cycles d’étude ;
-reconnaître l’architecture comme discipline d’enseignement supérieur et de recherche
- promouvoir une insertion professionnelle plus efficace des diplômés.

Elle est le premier volet d’une réforme plus large qui concerne le statut des écoles et celui des enseignants et chercheurs.

LES GRANDS ACQUIS DE LA REFORME

Les études d’architecture sont organisées en trois cycles

A la fin des deux premiers cycles, les écoles délivrent des diplômes nationaux d’enseignement supérieur, aux niveaux DEUG et maîtrise.
Le diplôme de 2ème cycle permet l’orientation vers des 3èmes cycles qui
conduisent soit au diplôme d’architecte DPLG (diplôme d’état ouvrant droit à la licence d’exercice) soit à une spécialisation (DESS, DEA, doctorat).
Ces diplômes pourront être délivrés par les écoles d’architecture, seules ou conjointement avec un autre établissement.
 
 

Un double objectif structure l’enseignement
Le projet architectural et urbain occupe une place centrale.
La formation permet l’acquisition de méthodes propres à l’enseignement supérieur (recherche, expression écrite et orale...).
 Cet ensemble garantit le niveau scientifique, technique et culturel que la société attend d’un architecte.

Des emplois du temps mieux structurés laissent sa place au travail personnel
Afin d’éviter la dispersion des enseignements, des priorités sont définies. Des modules plus souples que les anciens certificats, regroupent les enseignements, dont le nombre est limité à un maximum de 12 par an pendant le 1er cycle (1600 heures) et à 10 par an en 2ème cycle (1500 heures). Le cursus se termine par des enseignements approfondis et moins nombreux : le 3ème conduisant au DPLG compte 570 h.

L’évaluation des aptitudes et le contrôle des connaissances sont clarifiés
L’accès aux études n’est pas sélectif. La 1ère année est restructurée et permet un bilan des connaissances de chaque étudiant. Des séances de rattrapage sont organisées pour tous les enseignements, à l’exception de celui du projet.

L’orientation des étudiants les aide à construire leur projet de formation
Une commission d’orientation, composée d’enseignants et d’étudiants élus, conseille chaque étudiant au moment de son inscription, dans son choix éventuel de réorientation et à chaque étape de son cursus.

Un stage de formation d’un semestre est inclus dans le 3ème cycle
Il peut être effectué en France ou à l’étranger, en agence, dans une collectivité territoriale, une administration, une entreprise... partenaires avec lesquels les écoles passeront des conventions. En complément, un module de 70 heures prépare aux pratiques professionnelles.
 

La diversification des filières, généralistes ou spécialisées, favorise la multiplicité des débouchés.
La présence des étudiants en architectecture dans de nouveaux secteurs sera favorisée par des passerelles avec l’Université. Les double cursus seront facilités -  un DPLG et une spécialisation, par exemple en urbanisme, réhabilitation, programmation, maîtrise d’ouvrage : un DESS d’urbanisme pourra être partiellement validé dans le cadre d’un 3ème cycle DPLG orienté vers le projet urbain.

Les diplômés de 2ème cycle peuvent reprendre leurs études après trois ans d’activité en architecture

Ils intègrent alors le 3ème cycle DPLG en formation continue diplômante, poursuivent leur activité professionnelle et sont dispensés du stage.
 
 

L’autonomie des écoles d’architecture se renforce

Chauque école est invitée à développer ses spécialités, dans le respect des objectifs nationaux. Elle  présente un projet d’établissement qui définit son identité.

L’habilitation à délivrer des diplômes peut lui être donnée pour quatre ans (au lieu de deux). Une évaluation pédagogique par un comité national indépendant garantira aux étudiants des cursus de niveaux équivalents.
 
 

                          DROITS ET GARANTIES DES ETUDIANTS

* Accueil, orientation, information sur l’organisation des études.
* Validation des études, mais aussi des expériences professionnelles ou acquis personnels pour l’accès en début ou en cours d’études.
* Publication par chaque école, en début d’année, d’un règlement des études destiné à informer les étudiants et les enseignants de leurs droits et devoirs.
* Remise d’un carnet pédagogique à chaque étudiant.
* Monitorat étudiant rémunéré et tutorat pour l’accueil et le soutien des étudiants.
* Evaluation des enseignements par les étudiants.
* Possibilité pour les étudiants exclus du 1er cycle de se réinscrire après trois ans (l’exclussion était auparavant définitive).
* Délivrance du diplôme de 2ème cycle des études d’architecture aux stagiaires de la formation continue diplômante.
* Création d’un Observatoire national des débouchés et publication régulière d’un bulletin..
 
 

DEUX GRANDS DOMAINES STRUCTURENT L’ENSEIGNEMENT

ARCHITECTURE
 Théorie et pratique du projet architectural
 Théorie et pratique du projet urbain
 Histoire et théorie de l’architecture et de la ville
 Représentation de l‘architecture

SAVOIRS POUR L’ARCHITECTURE
 Sciences et techniques pour l’architecture
 Expression artistique, histoire et théorie de l’art
 Sciences humaines et sociales pour l’architecture
 Théories de l’urbanisme et du paysage
 

Un cadre national définit un volume horaire minimum et commun à toutes les écoles. La place accordée à ces enseignements par chaque école détermine sa spécificité.

CAS PAR CAS, L’APPLICATION DE LA REFORME

En 1997-98
 L’ensemble des études reste organisé selon le régime antérieur, mais les nouveaux diplômes sont délivrés. En juin 1998 :
- les étudiants qui obtiennent les 8 certificats du DEFA acquièrent le diplôme de 1er cycle des études d’architecture.
- les étudiants qui valident 8  à 12 certificats du cycle DPLG acquièrent le diplôme de 2ème cycle des études d’architecture.

En 1998-99
Le régime des études et du TPFE est rénové, le bilan de fin de 1ère année est institué.
Les étudiants diplômés du 2ème cycle avec 8 certificats commencent le 3ème cycle DPLG rénové : trois modules d’enseignement, un stage, un travail personnel de fin d’études.
Les étudiants diplômés du 2ème cycle  avec  9 à 12 certificats ont deux ans pour terminer leurs études selon le régime antérieur, avant la rentrée 2000-2001.
Tous les diplômés du 2ème cycle peuvent postuler à un DESS ou à un DEA.
 

En 1999-2000
Le cursus est entièrement rénové,  les stages de formation pratique sont en place dans toutes les écoles.
 

Pour toute information complémentaire,
les étudiants s’adressent à l’administration de leur école.