L'urbanité est paysage, ambiance, lieu. Elle s'apprécie en général à l'échelle de la vue des fenêtres, mais aussi des différentes mobilités, du piéton à la voiture. Il s'agit donc de faire émerger une compétence à penser la relation entre espace public et espace privé, à «architecturer l'urbanité».
Inventer l'urbanité implique une collaboration avec les villes et les aménageurs urbains des pays organisateurs. La finalité ultime de la vision européenne de la ville est de faire société, de mettre ensemble des gens de toutes conditions et de toutes provenances sans ignorer la tendance dominante à l'individualisation, à la recherche d'autonomie.
C'est à cette contradiction que s'adresse Europan : vouloir à la fois la ville, l'animation, la vie collective, le public, et préserver l'intimité, la «privacy», le chez soi et l'entre-soi. Europan met aussi l'accent sur les objectifs qualitatifs du développement durable. Comment concilier densité et qualité résidentielle, être en ville et dans la nature ? Comment imaginer des projets durables capables de créer de l'intensité urbaine tout en prenant soin de l'environnement ?
Pour sa dixième session le concours Europan a fait le plein : 429 équipes en France, 2430 en Europe ont répondu au défi de sites d’études divers, complexes et passionnants. Les jurys nationaux ont récompensé 56 lauréats, mentionné 65 équipes et cité 85 projets.
En France, 18 projets ont été sélectionnés sur les sites proposés par les six collectivités partenaires de la session : Alès, Dunkerque, l’Isle d’Abeau, Saintes, Seilh et Triel-sur-Seine.
Réinventer ou retrouver une «urbanité européenne»… Le sujet n’a pas effrayé les jeunes architectes, urbanistes, paysagistes à qui il était demandé d’imaginer avec audace mais réalisme une ville douce à vivre, durable, accueillante pour tous et belle.
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